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Mme Diane et Mr Banhart au pays du blocus*

20 janvier 2010

Je n’ai plus que leur voix, leurs mélodies, leurs refrains en tête… ceux d’Alela Diane et de Devendra Banhart.

D’aileurs, en vous écrivant cet article, j’écoute “What will we be”, nouveau CD du monsieur qui a troqué sa barbe contre une vieille moustache :)

Je ne suis pas très bonne pour décrire avec des mots l’ambiance que peut dégager un disque ou une chanson. Mais je vais quand même essayer de vous donner envie d’écouter ces deux adeptes du “freak folk”, comme certains désignent leur style de musique.

On va bien évidemment commencer par les dames!

 Il y a quelques mois,  j’ai découvert “Tired feet” et “Clickity Clack” d’Alela Diane. Deux chansons dans lesquelles la guitare est le seul instrument qui accompagne la voix magnifique de cette chanteuse. Les mélodies sont simples, répétitives… ça rentre vite en tête et plus on l’écoute, plus on y devient accro. Ces deux chansons sont en fait tirées de son “The Pirate’s Gospel”, sorti en 2004. C’est un peu à la fois que j’ai découvert les autres chansons du même disque, et là, j’ai eu un énoOorme coup de coeur pour “the rifle”.  Et même si parfois les textes d’Alela Diane sont un peu trop spirituels à mon goût, le fait d’écouter sa voix suffit à m’apaiser. Bien evidemment, les fans de musique “boum boum” ou “rythmée”, abstenez-vous! :D

 

Ensuite vient le moustachu (remplacez le mot par “barbu”, “bizarre”, ou ”freak” à votre guise) de service, j’ai nommé Devendra Banhart. Si vous me connaissez assez bien, je n’aurai probablement plus à vous présenter le personnage: vous l’aurez soit entendu chez moi ou je vous en aurai parlé. Si vous ne savez toujours pas qui est ce personnage, c’est par . Donc pour en revenir à ce qui nous intéresse, j’ai trouvé son dernier album à Londres. Hop! ni une ni deux il était dans un petit sac plastique HMV. Une fois rentrée chez moi, je l’insère dans mon mange-disque (enfin… ma chaîne hi-fi si vous préférez), et là comme à chaque fois, c’est une redécouverte! Il y a certaines mélodies que ne j’aurai jamais cru entendre dans un de ses CDs. En résumé, c’est un gros melting-pot! On retrouve encore quelques chansons en espagnol, mais pour ce qui est des mélodies, je ne pourrais pas expliquer… Il y a un peu de tout, mais plus de mélodies ”lentes” ou “calmes” par rapport à certains de ses disques précédents, et plus d’instruments “classiques” (piano, trompettes, et trucs du genre dont je ne distingue pas les noms).

Est-ce que ça voudrait dire que Mr Banhart ce serait assagi? Je n’en suis pas sure, mais tout ce que je peux dire c’est que c’est toujours un plaisir de l’écouter! Et en ce moment, vous pouvez entendre à la radio “Baby“, chanson qui a la manie de passer quand je débarque chez monsieur Cz. :)

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Les barbus et moi.

22 décembre 2009

Il n’y a pas longtemps, lors d’une discussion et d’un « échange musical », on m’a fait remarquer que je ne me dirigeais plus que vers les barbus. Et c’est vrai !

Mais ce n’est pas forcément étonnant étant donné que je traverse une période folk. Et donc j’ai décidé de partager avec vous mon top 5 des barbus : Patrick Watson, John Butler, Maxime Nucci (Yodelice), Devendra Banhart et Xavier Rudd.
Commençons donc dans l’ordre, c’est-à-dire avec Patrick Watson, dernière découverte en date. Ce quatuor porte le nom de son leader Québécois. Patrick Watson, c’est tout un univers. C’est d’abord sa voix, puis le son, la musique qui vous emporte, et ce dès les premières notes. Il suffit de fermer les yeux pour avoir l’impression de se faire embarquer dans un monde imaginaire. Et comme je l’ai dit plus haut, j’adore rêver. Pour avoir un aperçu: The Great Escape et Man Under the Sea (live).

Ensuite, on a John Butler Trio, qui ont recemment donné leurs derniers concerts en tant que groupe. En effet, John se sépare de ces deux musiciens avec qui il a tourné et composé pendant des années pour se tourner vers de nouveaux et donc vers un nouveau son.  On verra ce que ça donnera, mais en tant que fan inconditionnelle de cet Australien, je suis sure que j’adorerai. J’ai tellement de choses à dire sur ce groupe … mais je vais essayer de ne pas vous rabâcher les oreilles avec des commentaires superficiels de groupie du style « il est beaaaaaaau » (même si je trouve qu’il l’est :p). Non, je vais plutôt vous expliquer ce qui me plait chez lui/eux. Tout d’abord, évidemment, il y a la musique. J’ai beaucoup de mal à lui attribuer un genre défini : on parle de funk, de jam, de roots, de rock… bref c’est un bon micmac. John Butler, c’est aussi un trèèèèèèèèèès bon guitariste. Pour vous donner une idée, voici Ocean , composition que je peux écouter en boucle et qui, au long de ses 9 minutes, me fait passer par toutes sortes d’émotions.
Ensuite, il y a aussi l’idéologie du groupe, ou du leader, qui me séduit. Etant «plutôt» idéaliste, je suis une grande partisane de leur revendications (universalité, respect de la nature, respect,…), de leur façon de voir le monde et la vie. C’est un groupe qui se sert de sa médiatisation pour faire passer ses idées, idées qu’ils assument pleinement – je veux dire par là que ce n’est pas le résultat d’un effet de mode ou juste une question d’image.

Vu en concert: magique <3

En troisième lieu, il y a Yodelice. Un groupe/projet tout nouveau, tout frais, fondé par Maxime Nucci. Ce nom me disait quelque chose donc j’ai « googueulé » son nom et ai lu très superficiellement quelques critiques et articles sur lui. Et j’avoue que ça a failli briser mon attrait pour le groupe. Mais je me suis dit qu’après tout, en tant que personne et artiste, il y avait toujours des évolutions, bonnes ou mauvaises. Dans ce cas-ci, je la qualifierai de bonne. Yodelice nous offre un univers au son plutôt mélancolique, une douce promenade dénuée de tout artifice. J’attend également de voir la suite. Ici la vidéo de Insanity.

Au tour du plus fou et excentrique de mes 5 barbus, mon hippie : Devendra Banhart, Vénézueliens d’origine, vivant aux USA. Devendra, on l’aime ou on le déteste. Certains trouveront sa manière de chanter insupportable, d’autres se demanderont ce qu’il a fumé en écrivant ses textes, etc. Ce que j’aime dans sa musique, c’est que tout ce qu’il propose est totalement différent de ce qu’on peut écouter en ce moment. Mes préférées (choix difficile) sont I feel like a Child (la plus connue), Little Yellow Spider et It’s a Sight to Behold. Ses allures de hippies collent parfaitement à sa musique. Qu’il rêve ou fume, ses chansons déclenchent chez moi de véritables élans d’inspiration.

Et enfin, parlons de Monsieur Rudd, chanteur et musicien australien. Ce qu’il a de particulier ? Sa voix et le fait qu’il joue du didgeridoo. Comme John Butler, il se veut défenseur de l’environnement à travers ses chansons. Je l’ai vu en concert au mois de novembre (2010), et ce fut un moment magnifique. J’y suis allée avec Popo, toutes les deux nous connaissions un peu ce qu’il avait déjà fait dans sa carrière  (ça fait quelques années qu’il joue mine de rien), mais pas énormément. Sur sa page facebook, il avait lancé un concours “MEET & GREET”: pour chaque concert, il parmettait à des fans de le rencontrer avant le concert, et pour cela, il fallait envoyer une photo avec le ticket de concert. On y a participé, sans grande conviction mais tout de même avec un peu d’espoir… et surprise NOUS AVONS GAGNÉ! :D Nous l’avons donc rencontré pendant 15 minutes environ avant le concert. Un moment excitant, bizarre, irréel… on ne sait jamais trop quoi dire à ces gens qu’on trouve merveilleux de peur de paraître gagas ou je ne sais quoi. Bref, ce sera un moment qui restera longtemps gravé dans ma mémoire, et dans celle de Popo j’en suis sure :)

C’est nous et le grand Xavier Rudd!

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